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Le Centre Bénin, couvre les Communes de Glazoué, de Savè et de Ouessè. Cette étude a prospecté 62 bois sacrés autour desquels des entretiens se sont déroulés avec 228 personnes ressources. Des placettes
de 30 m x 30 m, sont installées suivant la méthode classique de BraunBlanquet (1932). Dans les bois sacrés, 21 espèces autels des divinités ont été notées : Albizia Zygia (DC.) J.F.Mactor, Adansonia digitata L., Afzelia africana Smith ex Pers., Anogeissus leiocarpa (DC.),
Azadirachta indica A. Juss, Blighia sapida (Koenig), Ceiba pentandra (L.) Gaertn., Daniella oliveri (Rolfe), Delonix regia (Boj.) Raf.,Dracena arborea (Willd.) Link, Elaeis guineensis Jacq. , Ficus exasperata Vahl, Ficus religiosa L., Khaya senegalensis (Desr.) A. Juss., Lannea barteri (Oliv.) Engl., Milicia excelsa (Welw.) C.C.Berg,
Newbouldia laevis (P. Beauv.) Seem, Parkia biglobosa R.Br. ex G.Don, Pterocarpus erinaceus Poir., Vitellaria paradoxa Gaettn. f. et Zanthozylum zanthoxyloïdes (Lam.) Watermann . On a remarqué que plus les pratiques endogènes sont poursuivies normalement dans les bois
sacrés, plus il y a d’espèces sacrées, plus leurs individus augmentent (et sont préservés) et plus augmente la diversité des autres espèces. Ces bois sacrés représentent pour la communauté locale des lieux de
méditation, de réunions des notables où se prennent les grandes décisions qui concernent toute la communauté, les lieux de cultes,d’initiation, de recueillement et de libation. Les interdis liés à ces îlots forestiers permettent de conserver à tout prix leur biodiversité. Ils constituent à cet effet la réponse traditionnelle de conservation des
habitats. |