| Resume |
Dans son ouvrage The origins of Totalitarianism (1951) la philosophe américaine Hannah Arendt (1906-1975) soutient que l’idéologie nazie du 20e siècle tire sa source des expériences faites par les pionniers de la colonisation du 19e siècle comme Carl PETERS.
A travers l’exemple de ce personnage, le présent article montre que le domaine colonial n’a pas uniquement servi de lieu d’expérimentation du nazisme. L’histoire coloniale a été également instrumentalisée par la littérature de l’époque wilhelminienne, de la République de Weimar et du IIIe Reich pour légitimer les idées fortes du mouvement völkisch et national-socialiste. Car, bien que PETERS ne fût pas ouvertement antisémite, on a abusé de son œuvre pour, d’une part, diaboliser les autres peuples (ici à travers l’anglophobie et l’antisémitisme) et, d’autre part, pour présenter les Allemands comme un peuple supérieur (doctrine d’aryanisme).
Cet article est une communication que j’ai présentée à la Conférence internationale : Interdisciplinary conference: War, Genocide and Memory. German Colonialism and National Identity à Sheffield (Grande Bretagne) du 11 au 13 septembre 2006. |