| Resume |
En Afrique de l’Ouest, les populations rurales dépendent fortement des ressources végétales ligneuses pour satisfaire surtout leurs besoins alimentaires et thérapeutiques. Cette étude a été réalisée au Sud du Bénin dans le but de répertorier et de documenter les connaissances locales liées au « teck africain » (Pterocarpus santalinoides), et son niveau de vulnérabilité. Des enquêtes ont été faites à l’aide d’un guide d’entretien suivie des observations sur le terrain. 180 professionnels choisis de façon aléatoire ont été interviewés. Il ressort de l’étude, que le « teck africain » est connue sous 10 appellations locales. L’espèce est sollicitée dans sept secteurs d’usage (médecine traditionnelle, alimentaire, agroalimentaire, menuiserie, art, énergie domestique, bien-être). Sur le plan médicinal, les feuilles, les écorces du tronc et ses racines sont sollicités seuls ou en association avec d’autres pour traiter surtout les symptômes liés aux gastroentérites (diarrhées, dysenteries, vomissement et les crampes abdominales). Le décocté constitue la principale forme galénique adoptée pour le traitement de ces affections. En considérant l’ensemble des secteurs, tous ses organes végétatifs sont utilisés. Le degré de sollicitations des différents organes de cette plante se révèlent être les principales causes de sa vulnérabilité. L’indice de vulnérabilité (Iv) est égal à 2,4. L’espèce est de ce fait identifiée comme vulnérable. Il est urgent pour ses utilisateurs, d’adopter dans une approche de gestion durable, des méthodes de conservation afin de préserver le teck africain. |