| Resume |
But : Peu de travaux se sont intéressés à l’étude du rétrécissement de l’urètre à Cotonou. Le but de ce travail était de décrire ses aspects épidémiologiques et diagnostiques.
Patients et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive qui s’est déroulée dans le service d’urologie du centre national hospitalier et universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou entre le 1er Janvier 2005 et le 31 Décembre 2010. Nous avons colligé tous les dossiers médicaux des patients chez qui le diagnostic de rétrécissement urétral était retenu.
Résultats : La prévalence hospitalière était de 11,3%. L’âge moyen des patients était de 44,4 ± 12,7 ans. L’étiologie du rétrécissement était surtout infectieuse (44,3%). Le délai moyen de consultation était de 15,5 mois. La dysurie (48,1%) et la rétention vésicale complète (35,9%) étaient les principaux motifs de consultation. L’urétrocystographie rétrograde avec clichés mictionnels était le principal examen réalisé à visée diagnostique (93 cas). Chez 73,6%, le rétrécissement était situé uniquement sur l’urètre antérieur avec comme siège électif, l’urètre bulbo-périnéal (63,2%). Il était unique chez 84,9% et court dans 77,4% des cas. Sa longueur moyenne était de 2,1 ± 1,3 cm. La fonction rénale était altérée chez 18,1%. L’uroculture était positive chez 35,1% (n = 33) et Escherichia coli (17 cas) était le principal germe retrouvé.
Conclusion : Le rétrécissement de l’urètre masculin reste l’apanage de l’adulte jeune. Sa principale étiologie est infectieuse et l’urètre antérieur représente son siège de prédilection. |