| Resume |
L’accès au logement dans les villes, devient un défi de plus en plus urgent à relever. A Cotonou, le loyer augmente
de jour en jour, et constitue un poids pour les locataires. Dans ces conditions, les Agents Permanents de l’Etat (APE)
rivalisent d’initiatives pour mener une vie décente et s’assurer un habitat personnel après plusieurs années de
service. Dans ce contexte, les banques offrent des crédits logement aux APE, dont l’accessibilité génère assez de
perceptions.
La démarche méthodologique adoptée a consisté en une collecte de données empiriques à partir de la clientèle de
deux banques. L’enquête, de nature qualitative et quantitative est basée sur une démarche fonctionnaliste consistant
à rechercher les discours et les vécus des acteurs. La population d’enquête est constituée d’une part des APE
(bénéficiaires) qui ont domicilié leur salaire dans deux banques (160 hommes et 40 femmes) et d’autre part des
cadres de ces banques (10). La recherche a duré deux mois, du 15 Juin au 13 Août 2016. Les techniques utilisées à
cet effet sont: la revue documentaire, l’observation directe, l’entretien et le questionnaire.
Il ressort des investigations que les conditions d’octroi du crédit logement ne sont pas favorables à tous les APE
nonobstant qu’il soit d’une grande utilité. Les banques exigent des garanties hypothécaires avant d’accorder ce
crédit ; ce qui exclut la majorité des APE. Pour y remédier, ces derniers font recours à d’autres types de crédits
comme le crédit scolarité, le crédit équipement et autres pour s’acquérir une maison ou en construire. Pour les
bénéficiaires, le crédit logement est un moyen rapide d’investissement pour se faire propriétaire d’une maison. Ce
désir d’appropriation personnelle fait occulter les pesanteurs liées à la déduction mensuelle du salaire et ses
implications sur la prise en charge des besoins quotidiens. |