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Objectif : Décrire l’évolution de la prévalence des parasitoses intestinales au CNHU-HKM de Cotonou de 2003 à 2015.
Méthodes : une étude transversale descriptive à collecte rétrospective a été réalisée au laboratoire de Parasitologie – Mycologie du CNHU – HKM de Cotonou. Tous les patients ayant bénéficié d’une coprologie parasitaire du 1er janvier 2003 au 31 décembre 2015 ont été systématiquement inclus. Les variables (âge, sexe, année, statut hospitalisé ou externe, coprologie parasitaire positive et espèce parasitaire identifiée) ont été renseignées grâce aux registres de paillasse du laboratoire. Les techniques de Willis et de Bailenger ont été effectuées sur des selles recueillies dans un pot stérile acheminé dans un délai de moins de quatre heures au laboratoire.
Résultats : Sur 8878 patients inclus, 1563 avaient une coprologie parasitaire positive soit une prévalence globale de 17,6%. La prévalence la plus élevée était obtenue en 2004 (28,5 %) et la plus basse en 2014 (3,8 %). Les protozoaires représentaient 98,1 % et les helminthes 1,9 %. Les protozoaires les plus retrouvés étaient Entamoeba histolytica (32,5 %), Blastocystis hominis (26,4 %) et Entamoeba coli (11,3 %). Les principaux helminthes étaient Ancylostoma et ou Necator (0,5 %) Dicrocoelium dendriticum (0,5 %) et Strongyloïdes stercoralis (0,4 %). Le monoparasitisme représentait 82,5% des cas suivi du biparasitisme (15,7 %) et du triparasitisme (1,7 %). Les associations les plus fréquentes étaient Blastocystis hominis + Entamoeba histolytica/dispar (20,1 %), Entamoeba coli + Entamoeba histolytica/dispar (17,2 %) et Blastocystis hominis + Endolimax nana (11,7 %).
Conclusion : Probablement du fait des campagnes de distribution d’antihelminthiques et du déparasitage systématique, la prévalence des helminthoses digestives est plus faible que celle des protozooses. Le renforcement des mesures d’hygiène et des stratégies de lutte est une nécessité |