| Resume |
La constitution du Bénin de Février1990 a révélé des insuffisances notoires sur
certains aspects de son fonctionnement. Pour y remédier, le Président Boni YAYI a
introduit par deux fois un projet de révision de cette constitution pour la rendre
conforme aux nouvelles réalités et aux aspirations de développement du Bénin. Cet
objectif du président Thomas Boni YAYI a été diversement apprécié par l’opinion
publique béninoise. La première composante de l’opinion publique, ceux qui
soutiennent la mouvance au pouvoir approuve cette idée de révision de la constitution
qu’ils qualifient de gage du développement. La deuxième composante de l’opinion
publique, les acteurs de l’opposition contexte contre l’idée de révision de la constitution.
Pour eux, le Président de République veut réviser la constitution pour se maintenir au
pouvoir. La troisième composante, la société civile a rejoint le camp de l’opposition
pour barrer la voie aux révisionnistes. Le rôle de la communication est prépondérant.
Chaque camp mobilise ses médias et ses leaders d’opinion pour soutenir sa position et
inciter les populations à les rejoindre. En dehors de la force, tous les moyens sont
utilisés par chaque camp : la corruption, les invectives, les menaces, les promesses, pour
influencer les populations. La tension sociale était à son comble. Le pays était au bord
de l’explosion. Ni la HAAC, ni le Médiateur de la république, ni les sages ne
parvenaient pas à arbitrer ce différend. En absence de consensus et surtout avec la
montée de l’angoisse de la guerre civile, le Président de la République a abandonné
l’idée de révision de la constitution pour préserver la paix. |