| Resume |
Le plurilinguisme représente un atout non négligeable de nos jours. Être polyglotte, loin d‟être un avantage s‟avère être une nécessité. Dans la perspective de faire de la jeune génération des polyglottes accomplis, linguistes et didacticiens sont en quête perpétuelle d‟approches et de stratégies permettant une acquisition effective des langues secondes et étrangères. La traduction, une des méthodes les plus anciennes d‟enseignement de langue, a déserté les salles de classe parce que fortement critiquée. Selon Duff (1989), ce rejet trouverait son fondement dans le fait que les acteurs du monde éducatif pensent que l'interférence de la langue maternelle ralentirait le développement de la compétence communicative des apprenants, ou en tout cas s'interposerait trop longtemps. Mais malgré les réticences exprimées à son encontre et à son utilisation dans l‟enseignement des langues étrangères, la traduction a toujours existé dans les classes. Elle continuait à occuper une place, qui n‟a cessé de connaître des hauts et des bas, en fonction des méthodologies en présence. « Si hier, les préjugés sur le retour à la traduction étaient forts, empêchant ainsi toute utilisation de la langue maternelle dans les classes des langues étrangères, le cas aujourd‟hui est différent.(...). Il a été démontré, au fur et à mesure, grâce à des recherches et des études consacrées à ce domaine, que la traduction aide dans l‟acquisition des langues étrangères », affirme Marzouk (2014:17). Le contexte plurilingue des centres Barka du Programme d‟Appui à l‟Education et à la Formation des Enfants exclus du système éducatif (PAEFE) du Bénin, nous offre l‟occasion de réfléchir au rôle stratégique que peut jouer la traduction dans l‟apprentissage des langues étrangères. Notre étude s‟intéresse à l‟enseignement du français au moyen de la traduction. Pour étudier ces éléments, nous avons fait appel à une méthodologie qui associe l‟enquête, le questionnaire, les interviews et les analyses de classe. |