| Resume |
Il peut paraître anachronique de parler encore, en 2020, de deux systèmes d’écriture pour une même langue. C’est bien le cas des langues transfrontalières (yorùbá, dendi, baatonum, boo ou boko, gungbè, hausa et fulfulde) parlées au Bénin et au Nigéria. La nécessité d’un usage unifié des systèmes d’écriture pour les langues transfrontalières est pourtant perçue de longue date. Le rapport du séminaire d’août 1975 a traité des principes pour l’élaboration d’un inventaire de symboles communs aux langues du Dahomey (République du Bénin), du Ghana, de la Haute-Volta (Burkina-Faso), du Niger, du Nigéria et du Togo. La digraphie et la diglossie littéraire constatées sont induites par la pratique de deux systèmes d’écriture pour une même langue transfrontalière parlée au Bénin et au Nigéria. La diglossie littéraire a mis en lumière, les arguments qui militent en faveur de la pratique d’un système d’écriture unifié. Ce faisant, la diglossie littéraire a entériné les arguments sociolinguistiques et politiques énumérés et qui s’inscrivent dans cette même veine. |