| Resume |
Le bassin versant de la rivière Bèffa est un bassin versant où l’utilisation des terres est marquée par l’agropastoralisme et exploitation forestière. Les modes d’utilisation des terres du bassin versant, particulièrement au niveau des terres agricoles et des formations végétales, ont subi des transformations importantes. Ces transformations sont en train de menacer l’environnement du bassin versant. Dans ce contexte, la détection prédictive se montre efficace pour le suivi des changements d’occupation des terres. La simulation est la reproduction artificielle et aussi réaliste que possible d’un processus complexe à des fins scientifiques, ludiques ou de formation. C’est ce qui justifie la présente recherche. La démarche utilisée comporte la recherche documentaire, les enquêtes de terrain, et l’approche écosystémique a été utilisée, pour analyser la dynamique de l’état de surface du bassin. La dynamique de l’occupation des terres est établie entre trois états d’occupation, en les superposant deux à deux. Ainsi, des tableaux de contingence des situations observées sont construits. Ils ont servi à simuler un état futur étant donné qu’ils présentent des probabilités de transition. Le logiciel ENVI a permis de réaliser ces statistiques. Les résultats obtenus indiquent que toutes les formations naturelles sont en régression au cours de la décennie 2005-2015. Quant aux formations anthropiques, la tendance est au contraire progressive. Les champs et jachères sont passés à plus de 20 % au cours de cette même période. Les agglomérations ont aussi connu une évolution de l’ordre de plus de 5 % en 2015. Toute chose étant égale par ailleurs, les stimulations indiquent qu’entre 2025 et 2035les formations naturelles disparaitraient pendant que les formations anthropiques s’imposeraient. Les mosaïques de cultures et jachères en tête avec une augmentation de plus de 100 % de leur superficie actuelle. Les plantations connaissent au cours de cette période une évolution plutôt moins agressive, car elles ne dépasseraient point, plus de la moitié, des surfaces occupées au départ. Les agglomérations quant à elle augmenteraient de 31 % de leur superficie. Malgré les nombreux textes de loi réglementaires en la matière, les populations sous le poids de la pauvreté ont de difficultés à les appliquer. |