| Resume |
L’agriculture et l’élevage sont les deux principales activités du monde rural béninois plus exposées à la
variabilité et aux changements climatiques. Elles sont toutes de grosses consommatrices d’espace.
L’analyse de l’occupation des terres montre que l’agriculture est la principale source de vulnérabilité de
l’élevage pastoral aux contraintes socio-climatiques et autres contingences environnementales. La
vulnérabilité d’un système comme l’élevage se repose sur son exposition, sa sensibilité aux contraintes et
ses capacités d’adaptation. Le présent article caractérise les indicateurs de sensibilité sociale de l’élevage
pastoral bovin aux contraintes sociales. Les données sont les images sentinelles de 2017 qui ont servi à
réaliser les cartes d’occupation des terres et celles socioéconomiques relatives à l’obstruction des couloirs
de passage et à l’automédication des animaux. L’indice d’occupation agricole (IOA) et de l’indice de la
capacité pastorale (ICP) sont évalués à partir des unités d’occupation des terres. Douze (12) focus
group sont organisés dans les quatre communes (Kandi, Banikoara, Karimama et Malanville) pour
évaluer le niveau d’obstruction des couloirs et l’automédication des animaux. Les résultats obtenus
montrent que l’indice IOA est très élevé à Banikoara (0,44), moyen à Kandi (0,37) et Malanville
(0,30) puis faible à Karimama (0,26). L’automédication sert pour l’entretien sanitiaire des bovins
chez 92 % des agropasteurs à Banikoara, 90 % à Kandi, 81 % à Malanville et 54 % à Karimama.
L’évaluation de la sensibilité sociale de l’élevage pasotral peut orienter les acteurs et décideurs dans le
choix des stratégies d’adaptation pour améliorer la résilience de cette activités aux contraintes socioclimatiques |