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Objectifs : le but de l’étude a été de déterminer la fréquence et les facteurs favorisant les végétations adénoïdes
de l’enfant en ORL au CNHU-HKM de Cotonou, de décrire leurs manifestations cliniques et d’exposer nos
attitudes thérapeutiques et nos résultats.
Patients et Méthodes : l’étude a été rétrospective. Elle a concerné les dossiers des enfants reçus et suivis pour
des végétations adénoïdes de l’enfant entre le 1er Janvier 1994 et le 31 décembre 2008.
Résultats : ces 15 dernières années, 1420 cas de végétations adénoïdes de l’enfant ont été reçus et traités en ORL
au CNHU-HKM de Cotonou soit une moyenne de 94 à 95 cas par an. Leur fréquence a été de 14,90%. Les enfants
de 0 à 5 ans ont été les plus touchés 70%.La prédominance a été masculine : 65%. En dehors des antécédents de
paludisme répété, des anémies nutritionnelles retrouvés dans 50% des cas, les pollutions atmosphériques intra
et extra-domestiques avec le tabagisme passif des enfants ont été enregistrés dans 50% des cas. Les symptômes
fonctionnels ont été dominés par : le ronfl ement nocturne continuel : 58%, le renifl ement diurne constant : 46%,
la respiration buccale : 42%, la rhinorrhée traînante : 85%, la toux irritative : 50% et une otite moyenne aiguë
récidivante : 50%. L’examen physique à découvert une diminution de la perméabilité nasale : 72%, une rhinorrhée
muco-purulente : 68%, une hypertrophie des formations lymphoïdes sur la paroi postérieure du pharynx : 52%.
L’évolution s’est faite vers des complications surtout infectieuses avec des adénoïdites : 30%, les angines :
20%, les otites moyennes entraînantes : 20% et les rhinosinusites : 12%. Le traitement curatif a été médical pur
dans 42% et médico-chirurgical dans 58% des cas. Le volet médical est fait de désinfection rhinopharyngée,
d’antibiothérapie et de correction des anémies et de l’état nutritionnel. Le traitement chirurgical a consisté en
une adénoïdectomie 58% associée à une amygdalectomie dans 18% encadrée par une antibiothérapie pré et postopératoire.
Le traitement médico-chirurgical a été plus effi cace avec 96% de bons résultats. Le traitement préventif
passe par un assainissement obligatoire de l’environnement et la prise en charge correcte des rhinopharyngites. |