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Objectifs : le but de cette étude a été de déterminer l’incidence de la papillomatose laryngée de l’enfant en ORL,
de recenser ses manifestations cliniques et d’exposer les résultats de la conduite thérapeutique utilisée.
Patients et méthode : l’étude a été rétrospective. Elle s’est intéressée aux dossiers des enfants reçus et suivis
pour papillomatose laryngée entre le 1er janvier 1994 et le 31 décembre 2008.
Résultats : ces quinze dernières années, 75 cas de papillomatose laryngée de l’enfant ont été reçus et traités en
ORL soit une incidence de 5 cas par an. Les enfants de 0 à 10 ans ont constitué 61 cas soit 81,32% et la moyenne
d’âge était de 6,22 ans. La prédominance était masculine 50 cas soit 66,66%. Les motifs de consultation les
plus enregistrés étaient la dysphonie seule 18 cas soit 24% et l’association dysphonie + dyspnée 48 cas soit
64%. La durée moyenne d’évolution de la maladie avant la 1ère consultation était de 36 mois. Sur 75 enfants
suivis, 32 parmi eux soit 42,67% étaient admis dans un tableau de détresse respiratoire. Les papillomes étaient
de localisation glottique dans 60 cas soit 80%. La sus-glotte a été concernée dans 7 cas soit 9,3%, la sous-glotte
dans 5 cas soit 6,66% et dans 3 cas soit 4%, la localisation était au-delà du larynx. L’examen histopathologique
réalisé dans 53 cas soit 70,6% a confi rmé de multiples papilles hyperkératosiques bénins. L’étiologie virale a été
retrouvée dans 6 cas soit 8%. Au plan thérapeutique, l’urgence a fait appel à la corticothérapie. Le traitement
endoscopique a consisté en des épluchages à la pince avec une moyenne de 4 à 5 séances. Nous avons enregistré
61 cas soit 81,33% d’évolution favorable avec stabilisation.
Un échec thérapeutique a été retrouvé dans 14 cas soit 18,67% dont 6 cas soit 8% de décès, 5 cas soit 6,66% de
récidives et 3 cas soit 4% de sténoses laryngo-trachéales.
Conclusion : la papillomatose laryngée est une tumeur bénigne mais mortelle. Son traitement en est
l’exérèse endoscopique. |