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Le présent article s’inscrit dans le contexte de l’assurance de la sécurité alimentaire en relation avec la production agricole locale. L’objectif est d’analyser les relations entre l’évolution de la production agricole et les risques d’insécurité alimentaire dans la commune de Houéyogbé au sud-ouest du Bénin. La méthode utilisée a consisté en une recherche documentaire complétée par des enquêtes auprès des structures déconcentrées du ministère chargé de l’agriculture, des personnes-ressources et de 180 ménages. Les données démographiques, agricoles et économiques (mercuriales) ont été collectées, traitées et analysées.
Les résultats obtenus à l’aide du bilan vivrier, du test de conformité de moyenne de consommation et des boîtes à moustache montrent que la commune de Houéyogbé présente des soldes vivriers négatifs pour le maïs (-8950 tonnes), l’arachide (-250,5 tonnes), le niébé (-321,5 tonnes) et le riz (-877,5 tonnes). Les calculs révèlent aussi que la production utile du maïs ne peut nourrir que 27 % de la population, celle de l’arachide 40 %, celle du niébé 10 % et celle du riz 8 %. Les produits alimentaires couvrent toute l’année pour seulement 34 % des ménages. Mais, l’agriculture vivrière est de plus en plusvulnérable du fait des aléas climatiques, de la poussée démographique et de la pauvreté des sols. L’instabilité des quantités de produits vivriers enregistrées, la baisse de leur rendement, la chute des consommations moyennes par habitant en produits vivriers (maïs, riz, patate douce, etc.) constituent des facteurs de risque de l’insécurité alimentaire. |