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Pour faire face aux effets aux dynamiques climatiques persistants et dans le souci de diversifier les productions (maraichage, cultures de contre-saison), les producteurs agricoles béninois à l’instar des autres pays de l’Afrique subsaharienne, s’intéressent de plus en plus aux bas-fonds comme support cultural. La Commune de Djakotomey au situé au sud-ouest du Bénin n’échappe pas à cette tendance et il convient d’en analyser les atouts et les contraintes liés à l’exploitation de ces écosystèmes particuliers.
Les données obtenues auprès des institutions spécialisées et par la documentation sont d’ordre climatique (pluie, température, ETP), géomorphologique, hydrographique et pédologique. Par ailleurs, les enquêtes de terrain ont été menées dans 6 localités concernées par la mise en valeur agricole de bas-fonds. Ainsi, outre les observations directes de terrain, des entretiens ont été organisés avec 120 exploitants agricoles sur les atouts et contraintes associés aux cultures de bas-fonds. Les informations obtenues ont été traités en utilisant des paramètres et outils de la statistique descriptive (fréquence, pourcentage, illustrations graphiques).
Les résultats montrent que le contexte géographique de la commune de Djakotomey est favorable aux cultures de bas-fonds. Pour l’instant, cet écosystème est valorisé par les paysans de 3 arrondissements que sont Adjintimey, Kpoba et Sokouhoué pour la production du piment (33 %), la tomate (32 %) et d’autres cultures telles que crincrin, gombo et oignon et dans une moindre mesure le riz. Le caractère rudimentaire de l’outillage utilisé, les effets des aléas hydro-climatiques (sécheresse et/ou inondations), les problèmes fonciers, etc. constituent les principales contraintes soulevées par les paysans. Pour un aménagement durable des bas-fonds afin d’accroître la production agricole, il importe d’améliorer les techniques culturales et les techniques de maintien de la fertilité du sol. |