| Resume |
Face à la crise de l’emploi au Bénin, l’Etat s’est engagé dans un
processus d’aide publique à l’insertion professionnelle des jeunes.
Dans l’exécution de cette aide, nous constatons deux paradoxes
majeurs. D’une part, les formations professionnelles continues
offertes aux jeunes avant leur déploiement dans les entreprises et
administrations, constituent des activités à visée réparatrice,
impliquant des dépenses supplémentaires. Et pourtant, les structures
d’accueil (administrations et entreprises) décrient toujours le
manque de compétence de ces jeunes stagiaires. D’autre part, aux
termes de la période contractuelle de stage, les jeunes rechutent banalement dans le chômage. Ces deux paradoxes mobilisés nous
conduisent à dire qu’il y a nécessité de réformer l’aide publique à
l’insertion ; et plus globalement, de repenser le système d’insertion
professionnelle des jeunes dans toutes ses dimensions (formation,
transition et insertion). Autrement, le Bénin serait dans un cycle
d’éternel recommencement en matière des politiques et programmes
d’insertion qui, en définitive, n’auraient que des effets placebos sur
la situation professionnelle des jeunes. |