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[ Livre ] CORRUPTION AU BÉNIN : MANIFESTATIONS, SIGNIFICATIONS, SOURCES ET APPROCHES DE SOLUTION

Date de soumission: 17-02-2017
Année de Publication: 2015
Entité/Laboratoire Laboratoire de Dynamique des Langues et Cultures (LDLC)
Document type : Livre
Discipline(s) : Multidisciplinaire, generalités & autres [0]
Titre CORRUPTION AU BÉNIN : MANIFESTATIONS, SIGNIFICATIONS, SOURCES ET APPROCHES DE SOLUTION
Auteurs GBETO FLAVIEN [1], CAPO HOUNKPATI B. CHRISTOPHE [1], ANIGNIKIN SYLVAIN COOVI [1], MEDE ZINSOU KOUAMÉ NICAISE [1], GBAGO BARNABÉ GEORGES [1], GBAGUIDI Julien Koffi [1], ASSOGBA COOVI RAYMOND [1], KOMBIENI AZOUMA HERVÉ [1], DJENGUE SAMUEL [1],
Editeur: Laboratoire de Dynamique des Langues et Culture de Calavi
Edition: LABODYLCAL
ISBN: 978_ 99919_ 0_ 595_ 2
DOI:
Resume Préface: Le développement d’un pays est la conséquence du travail bien fait, de la conscience collective de la gestion efficiente des productions et des richesses. Or il n’est pas évident que les responsabilités individuelles et la responsabilité collective s’inscrivent dans une logique de défense du bien public. L’asymétrie observée entre la gestion judicieuse du bien public qui rime avec la gestion axée sur les résultats et la corruption persistante au Bénin, interpelle les chercheurs qui doivent s’engager dans des investigations profondes. Il a fallu l’initiative de cette publication pour se rendre à l’évidence que la perception de la corruption comme un phénomène de société est simpliste voire profane. Le vocabulaire de la corruption, tel que développé à travers les articles, est très dense et varié en même temps qu’il présage du caractère complexe du phénomène. Du pourrissement à la tragédie en passant par déliquescence, fléau, perversion, drame économique, déviance comportementale, pauvreté spirituelle, souillure, sida comportemental, etc. les concepts y associés sont différents selon que le phénomène s’analyse sous l’angle des différents domaines de la science. Linguiste, communicateur, pragmaticien, socio-anthropologue, juriste, philosophe, économiste, spiritualiste, acteur de la société civile perçoivent la corruption sous un angle précis auquel n’échappe aucun détail au regard de sa gravité. Mis bout à bout, les différents articles proposent un certain nombre d’angles de lecture qui suscitent la lecture et pourquoi pas la critique en vue de l’approfondissement de tel ou tel autre aspect. La corruption est un phénomène qui bien qu’étant un obstacle au développement peine à être éradiquée. Aucun pays au monde n’a trouvé de remède standard contre le fléau. Les luttes qui sont menées çà et là ne peuvent que réduire l’ampleur du phénomène parce que la corruption prend dans le temps et dans l’espace des formes variées. Chaque nation à partir de son vécu quotidien prend des textes législatifs et réglementaires pour organiser cette lutte. La corruption est un mal qui court dans de nombreux pays, grands et petits, riches et pauvres, mais c’est dans les pays en développement qu’il est le plus destructeur. Ce sont les pauvres qui en pâtissent le plus, car, là où il sévit, les ressources qui devraient être consacrées au développement sont détournées, les gouvernements ont moins de moyens pour assurer les services de base, l’inégalité et l’injustice gagnent et les investisseurs et donateurs étrangers se découragent. La corruption est une des grandes causes des mauvais résultats économiques; c’est aussi un obstacle de taille au développement et à l’atténuation de la pauvreté. Mieux, ce mal a fait l’objet de réflexions internationales, et a conduit à l’adoption de la Convention des Nations Unies contre la corruption ; ce qui signifie clairement que la communauté internationale est déterminée à prévenir et à endiguer le phénomène. Alors, plus qu’un mal ou une tragédie, c’est un phénomène étudié, accepté et refusé selon la culture. En conséquence, alors que certains la pratiquent comme étant les fondamentaux de leur développement, d’autres se refusent à y recourir l’entrevoyant comme une idéologie anti-culturelle. C’est plus un phénomène sociologique, culturel qu’un mouvement de masse et de snobisme. C’est tout simplement un état d’esprit qui prévaut et qui est mis en cause. Aujourd’hui, la notion de corruption a pris une dimension plus large. Elle évoque l’idée de tout ce qui est contraire à la morale. Sur le plan juridique, la corruption est le fait d’abuser d’un mandat électif, de son pouvoir, de son autorité, de ses fonctions ou de son emploi, en vue de tirer un profit personnel, pour faire ou s’abstenir de faire un acte de son emploi. Elle peut- être active ou passive et concerne autant le corrompu que le corrupteur. Sur le plan spirituel, le terme de « corruption » prend le sens de « décadence morale, un mauvais comportement, la putridité ou la pourriture ». Aussi, il peut être déduit de cette définition, que la corruption est « la destruction ou la détérioration de quoi que ce soit, notamment par la désintégration ou par décomposition avec son insalubrité auxiliaire et répugnante, la putréfaction. En outre, la corruption a une signification morale, en ce sens qu’elle est considérée comme une « détérioration ou pourriture morale, la perversion ou la destruction de l’intégrité dans l’exercice de fonctions publiques. La corruption couvre largement la fraude (vol par fausses déclarations), le détournement de fonds privés ou publics et les pots de vin (les paiements effectués en vue d’obtenir un avantage ou d’éviter un désavantage). La corruption est désormais un mal qui ne laisse personne indifférente. Il devient donc impérieux d’affiner les armes pour une lutte efficace parce qu’elle se positionne dorénavant comme un défis. La question de la lutte contre la corruption demeure entière au regard de nombreux scandales qui agitent la République du Bénin. Toute réflexion sur la question est donc d’actualité. Elle s’intéresse spécifiquement aux solutions que la Constitution béninoise du 11 décembre 1990 propose pour la lutte contre la corruption. La lutte contre la corruption doit être comprise comme l’ensemble des mesures et actions visant à réduire, voire à éradiquer les pratiques de corruption dans toutes les structures économiques, politiques, juridiques et sociales. Elle a fait l’objet d’analyses variées dans divers domaines. Si elle continue cependant d’occuper le devant de l’actualité, c’est que le phénomène, tel le virus du sida, continue de faire son chemin en défiant, semble-t-il, la caravane des discours qui passe. C’est pour prévenir, et à temps, un tel mal que la présente recherche, faite de compilations d’écrits d’auteurs avertis sur le phénomène de la corruption est réalisée. La présente publication éditée dans le cadre du Projet Etude Linguistique et Juridique de la Corruption (ELIJUC) retrace l’étymologie du terme corruption, ses manifestations et les interprétations à travers les actes sociaux, économiques, spirituels, etc., détaille ses conséquences et ses implications sur l’homme et la société mais également sur sa vie physique et spirituelle. Quelle que soit la taille ou la forme-active ou passive-à travers l’offre ou la demande-, langagière ou psychologique, approuvée ou refusée, épisodique ou systémique, banalisée ou sérieuse, petite ou grande, tous les auteurs sont unanimes à reconnaître le drame que génère la corruption en terme de déviance comportementale, d’injustice, de déséquilibre socioéconomique et de déstabilisation des plans de développement personnel et de l’Etat. Quel que soit le champ dans lequel elle est perçue et les approches qui gouvernent son analyse, il est évident que la corruption n’est plus un simple phénomène de société mais un véritable problème de développement dont la résolution nécessite la maitrise des fondements sociaux, culturels, psychologique, culturels, économique, juridiques, historiques et spirituels de son existence et de sa propension. Les mesures jusque-là inventées ou appliquées ont montré leur limite et témoignent de l’intemporalité et de l’impossibilité à éradiquer la corruption. Toutefois, vue la complexité et la subtilité du phénomène, une lutte multi-acteur à laquelle s’ajoutent l’éducation et la répression devrait permettre de renforcer les mesures actuelles pour venir à bout d’un fléau rampant, lancinant et systémique. Ainsi donc, l’université étant un haut lieu du savoir et de formation de la jeunesse, elle se trouve interpelée. C’est dans cette logique que le Projet Etude Linguistique et Juridique de la Corruption (ELIJUC) du Laboratoire de Dynamique des Langues et Culture à Calavi (LABODYLCAL) de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines (FLASH) et les laboratoires associés à savoir le Labo-Gbè (International), le Centre d’Etudes et de Recherches en Administration et Finances (CERAF) et le laboratoire de Rétrospective en Afrique (LaBRA) s’inscrivent dans une approche interdisciplinaire pour apporter leur contribution théorique et opérationnelle sur les faits de corruption en interrogeant prioritairement la dynamique langagière liée aux cultures du Bénin, le droit traditionnel et le droit positif. Ce livre issue des activités du projet est intitulé : la corruption au Bénin : pourquoi et comment en sortir ? Significations, sources et Solutions, vise à contribuer à l’enrichissement de la réflexion des auteurs et des lecteurs. La corruption ayant été abordée sur plusieurs aspects, le projet ELIJUC aborde désormais l’aspect sociolinguistique de ce fléau. Le projet ELIJUC se propose d’analyser le langage métaphorique lié à la corruption en langues nationales béninoises. Les langues du Bénin véhiculent des pratiques langagières qui, en elles-mêmes, sont des vecteurs de prévention et de répression des actes de corruption dans une interrelation du droit traditionnel et du droit positif. L’objectif général est donc de comprendre, en s’appuyant sur la sémiologie populaire, les études de cas ou les observations, les processus professionnels et socioculturels qui favorisent non seulement l’expression de la corruption mais également sa légitimation dans certains contextes ou groupes sociaux et sa condamnation dans d’autres. Ce livre présente une série de réflexions sur le phénomène de la corruption. En outre, il essaie d’attirer l’opinion publique sur le mal que le phénomène de la corruption fait dans les économies des pays notamment dans l’économie des pays en développement. Pour l’essentiel, nous espérons que le contenu de ce livre permettra d’impacter positivement chacun et tous afin que progressivement le phénomène de la corruption passe dans les oubliettes. Agréable lecture à toutes et à tous.
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