Publications Scientifiques

[ Article ] Phytosociologie appliquée à l’aménagement des forêts : cas du périmètre forestier de Pahou (Département de l’Atlantique, Sud-Bénin). Résumé de thèse.

Date de soumission: 22-02-2017
Année de Publication: 2006
Entité/Laboratoire Laboratoire des Sciences Forestieres (LSF)
Document type : Article
Discipline(s) : Agriculture & Agronomie
Titre Phytosociologie appliquée à l’aménagement des forêts : cas du périmètre forestier de Pahou (Département de l’Atlantique, Sud-Bénin). Résumé de thèse.
Auteurs AOUDJI KOSSI NOUNAGNON AUGUSTIN [1], GANGLO COSSI JEAN [2],
Journal: Journal de Botanique
Catégorie Journal: Internationale
Impact factor: 0
Volume Journal: 34
DOI:
Resume La phytosociologie appliquée à l’aménagement du périmètre forestier de Pahou a pour but d’asseoir les bases d’un aménagement et d’une gestion durables des plantations de bois de feu de ladite forêt. Cette étude intègre trois composantes intimement liées. L’étude phytosociologique de la végétation spontanée a eu lieu suivant l’approche synusiale intégrée (Gillet et al., 1991 ; Gillet, 2000). L’étude des facteurs écologiques (topographiques et pédologiques surtout) s’est faite à travers la mesure des pentes, des sondages à la tarière pédologique, des descriptions de profils pédologiques complétés par des analyses de laboratoire. L’étude des caractéristiques dendrométriques et sylvicoles des plantations forestières s’est faite par l’installation de placettes temporaires de 3 ares. Elle a permis la détermination des paramètres dendrométriques des plantations forestières et la caractérisation des stations forestières sur la base des indices de productivité, grâce aux courbes de productivité élaborées pour les plantations d’Acacia auriculiformis du sud-Bénin par Mabiala-Milongui (2003). L’étude phytosociologique de la végétation spontanée a permis l’identification et la description de dix-huit (18) synusies végétales : - la synusie annuelle à Mitracarpus villosus et Perotis indica sur des sols sableux filtrants ; - la synusie annuelle à Hyptis lanceolata et Spermacoce verticillata sur des sols hydromorphes de texture limono-argileuse ; - la synusie annuelle à Asystasia gangetica et Phaulopsis angolana sur des sables limoneux ; - la synusie herbacée vivace basse à Dolichos argenteus et Cassytha filiformis sur des sols sableux filtrants ; - la synusie herbacée vivace basse à Mariscus alternifolius et Oldenlandia affinis sur des sols variés ; - la synusie herbacée vivace haute à Andropogon gayanus et Andropogon tectorum sur des sols sableux filtrants ; - la synusie herbacée vivace haute à Amorphophallus abyssinicus et Sansevieria liberica sur des sables limoneux ; - la synusie herbacée vivace haute à Chromolaena odorata et Triumfetta pentandra essentiellement sur les pistes forestières éclairées et piétinées ; - la synusie herbacée vivace haute à Axonopus compressus et Scleria depressa sur des sols hydromorphes de texture limono-argileuse ; - la synusie arbustive à Lophira lanceolata et Annona senegalensis sur des sols sableux filtrants ; - la synusie arbustive à Barteria nigritana et Rauvolfia vomitoria sur des sables limoneux ; - la synusie lianescente à Dioscorea smilacifolia et Landolphia owariensis dans les plantations ouvertes ; - la synusie arbustive à Carpolobia lutea et Manilkara obovata sur des sables limoneux ; - la synusie arbustive à Dialium guineense et Cola millenii sur terre de barre ; - la synusie lianescente à Opilia celtidifolia et Adenia lobata sur supports arborescents sur des sables limoneux dans des plantations fermées ; - la synusie lianescente à Dioscorea smilacifolia et Landolphia owariensis sur supports arborescents dans les plantations ouvertes ; - la synusie arborescente à Pycnanthus angolensis et Chrysobalanus icaco var ellipticus sur des sables limoneux ; - la synusie arborescente à Dialium guineense et Antiaris toxicaria sur terre de barre. L’analyse des relations spatio-temporelles de ces synusies végétales a permis de les regrouper en huit (08) phytocoenoses, les cinq dernières constituant essentiellement la végétation spontanée des plantations forestières. Il s’agit de : - la phytocoenose à Chromolaena odorata et Triumfetta pentandra sur les pistes forestières éclairées ; - la phytocoenose à Pycnanthus angolensis et Chrysobalanus icaco var ellipticus sur les sables limoneux ; - la phytocoenose à Dialium guineense et Antiaris toxicaria sur terre de barre ; - la phytocoenose à Axonopus compressus et Scleria depressa sur les sols hydromorphes ; - la phytocoenose à Dolichos argenteus et Cassytha filiformis sur les sables filtrants ; - la phytocoenose à Lophira lanceolata et Annona senegalensis sur les sables filtrants ; - la phytocoenose à Barteria nigritana et Rauvolfia vomitoria sur les sables limoneux ; - la variation à Dioscorea smilacifolia et Landolphia owariensis de la phytocoenose à Barteria nigritana et Rauvolfia vomitoria sur des sables limoneux dans des plantations ouvertes. Ces phytocoenoses sont corrélées avec la productivité des plantations forestières. L’étude de la dispersion des niveaux de productivité autour de la moyenne a montré que la productivité est remarquablement homogène au sein de chaque phytocoenose. Par ailleurs, l’analyse de variance a mis en évidence un effet très hautement significatif des phytocoenoses sur la productivité des plantations. On en déduit en toute logique que le biotope de chaque phytocoenose représente une station forestière. La phytocoenose à Barteria nigritana et Rauvolfia vomitoria (avec sa variation à Dioscorea smilacifolia et Landolphia owariensis) est la plus étendue dans la forêt classée de Pahou. Son biotope représente la station la plus productive avec un indice de productivité de 18,7 m ; ce qui en fait la première classe de productivité des plantations d’Acacia auriculiformis du sud-Bénin. Les phytocoenoses à Lophira lanceolata et Annona senegalensis et à Dolichos argenteus et Cassytha filiformis avec respectivement 11,7 m et 11,0 m comme indice de productivité appartiennent à la même classe d’équivalence biologique et font partie de la troisième classe de productivité des plantations d’Acacia auriculiformis du sud-Bénin. La phytocoenose à Axonopus compressus et Scleria depressa a un indice de productivité de 9,0 m et représente la station la moins productive de la forêt. Sur la base de ces considérations, un aménagement a été proposé. Il implique une modification du parcellaire de manière que chaque parcelle soit inscrite dans une phytocoenose donnée. Une vocation a été attribuée à chaque station forestière en fonction de ses potentialités et contraintes. La phytocoenose à Barteria nigritana et Rauvolfia vomitoria est destinée à la production de bois d’œuvre de qualité (prioritairement à partir des essences autochtones de valeur qu’elle abrite). La phytocoenose à Lophira lanceolata et Annona senegalensis est destinée à la production de bois de feu. Les espèces à utiliser sont A. auriculiformis et Lophira lanceolata. La station à Dolichos argenteus et Cassytha filiformis servira à la production de bois de feu. A cet effet, A. auriculiformis est recommandé. Quant à la phytocoenose à Axonopus compressus et Scleria depressa, peu propice à la plantation d’A. auriculiformis du fait de l’hydromorphie, elle pourra servir à la plantation des espèces d’Eucalyptus, plus tolérantes à l’hydromorphie. Des recherches d’accompagnement sont nécessaires pour une meilleure définition de la durée de rotation applicable dans chacune des stations forestières et pour une meilleure connaissance des potentialités des essences locales de valeur dont Lophira lanceolata et les espèces de la station à Barteria nigritana et Rauvolfia vomitoria notamment Diospyros soubreana, Cleistopholis patens, Barteria nigritana, Pycnanthus angolensis…
Mots clés approche synusiale, Bénin, Pahou, phytocénose, phytosociologie, productivité.
Pages 89 - 92
Fichier

Publications par entité

  • Centre de Formation et de Recherche en matière de Population (CEFORP) (15)
  • Centre Interfacultaire de Formation et de Recherche en Environnement pour le Développement Durable (CIFRED) (18)
  • Chaire Internationale en Physique Mathématique et Applications (CIPMA-Chaire UNESCO) (16)
  • Ecole Nationale d'Administration et de Magistrature (ENAM) (47)
  • Ecole Nationle d'Economie Appliquée et de Management (81)
  • Ecole Normale Supérieure (24)
  • Ecole Polytechnique d'Abomey-Calavi (EPAC) (877)
  • Faculté de droit et de Science Politique (FADESP) (57)
  • Faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLASH) (889)
  • Faculté des Sciences Agronomiques (1429)
  • Faculté des Sciences de la Santé (FSS) (1743)
  • Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FASEG) (143)
  • Faculté des Sciences et Techniques (FAST) (787)
  • Faculté des Sciences Humaines et Sociales (FASHS) (19)
  • Institut de Formation et de Recherche en Informatique (IFRI) (72)
  • Institut de Mathématiques et de Sciences Physiques (IMSP) (72)
  • Institut National de l'Eau (INE) (13)
  • INSTITUT NATIONAL DE LA JEUNESSE DE L’EDUCATION PHYSIQUE ET SPORT(INJEPS) (192)
  • Institut National des Métiers d'Art d'Archéologie et de la Culture (INMAAC) (4)
  • Institut National Médico Sanitaire ( INMeS) (0)
  • Institut Régional de Santé Publique (IRSP) (51)

Publications par sexe

  • Femme( 994 )
  • Homme (