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Article publié dans Revue internationale Le Korè (A la conquête de l’Homme) ; N°47-2015 (ISSN 1817–5635).
Depuis 1951, le Bénin s’est illustré par une floraison de partis politiques peu performants, avec une césure / accalmie pendant la période révolutionnaire (1972-1989). Après un quart de siècle de processus démocratique amorcé en 1990, le système politique y est incapable de hisser à la magistrature suprême le candidat d’un parti, comme dans les grandes démocraties libérales du monde. Montrer que les contre-performances de son système partisan constituent une raison majeure de cette moindre efficacité des partis politiques béninois est le principal objectif de cette étude. Analysant la littérature pertinente et la dynamique sociale quotidienne béninoise, cette étude statue sur deux rubriques de causes (endogènes et exogènes) responsables des contre-performances du système partisan béninois. Elle révèle que, dans cette mouvance, le pseudo militant du parti marchand / courtisan maximise opportunément son affiliation partisane. Le militant félon et le chef de parti commerçant opérationnalisent ainsi, dans une approche socioconstructiviste qui entretient ces contre-performances, le parti-bambou initial en un parti-grenier, préférentiellement pour eux-mêmes, les leurs et leurs proches parents. L’étude recommande alors des réformes visant l’amélioration du paysage partisan, notamment, la révision fondamentale du statut de l’opposition actuel. |