| Resume |
La fracture de l’épicondyle médial a des modalités thérapeutiques à controverses. L’objectif de l’étude était d’en répertorier les moyens thérapeutiques et d’évaluer les résultats à long terme. Il s’agit d’une étude rétrospective menée de janvier 2005 à décembre 2009, portant sur des enfants traités pour fracture de l’épicondyle médial du coude dans le service de chirurgie pédiatrique du CHU de Pointe-a-Pitre/ Abymes. La fréquence hospitalière était de 6,6 cas par an. L’âge moyen des enfants était de 9 ans (4ans et 15ans) avec une sex-ratio de 1,54. Selon Watson Jones nous avons, fracture de degré 1 :15,2% ( 5/33), degré 2 : 27,3% (9/33), degré 3 : 12,1% (4/33), degré 4 : 45,5% (15/33). Le traitement était orthopédique dans 14 cas (42%) et opératoire par ostéosynthèse dans 19 cas (58%). La durée moyenne d’immobilisation plâtrée était de 5 semaines +/- 4jours (4 et 8 semaine). Les résultats thérapeutiques selon Hardacre étaient très bon : 73% (24/33), bons :15% (5/33), moyens : 9% (3/33) et mauvais : 3% (1/33). Les séquelles recensées étaient 2 cas de limitation de la flexion-extension du coude, 1 cas de pseudarthrose et 1 cas de cubitus-varus.
La fracture de l’épicondyle médial est prédominante entre 2 et 12 ans à cause de la turbulence des enfants, de l’absence de fusion de l’épicondyle médial à la palette humérale et de la fragilité du cartilage de croissance à cet âge. La radiographie standard demeure l’examen à choix pour son diagnostic. L’absence de diagnostic et la mauvaise conduite du traitement peuvent entrainer des séquelles fonctionnelles et esthétiques à l’âge adulte. Les traitements orthopédique et chirurgical ont donné des résultats satisfaisants si les indications ont été adéquates. Le traitement chirurgical doit être réservé aux fractures instables et aux fractures avec incarcération du fragment. |