| Titre |
VARIABILITÉ PLUVIOMÉTRIQUE DE LA GRANDE SAISON AGRICOLE ET SES INCIDENCES SUR LA PRODUCTION DU MAÏS DANS LA COMMUNE DE ZÈ AU BÉNIN |
| Auteurs |
Yabi Ibouraïma [1],
KOUASSI Marcel [2],
ISSA MAMAN-SANI [3],
AFOUDA FULGENCE [4],
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| Journal: |
Annales des Sciences Agronomiques du Bénin |
| Catégorie Journal: |
Nationale |
| Impact factor: |
0 |
| Volume Journal: |
19 |
| DOI: |
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| Resume |
La Commune de Zè comme les autres parties du Bénin est sujette à la variabilité pluviométrique
multiforme qui perturbe les productions agricoles demeurées essentiellement pluviales. Le présent article
étudie la variabilité pluviométrique et ses incidences sur la production du maïs, principale culture
alimentaire et réputée pour sa sensibilité aux effets des aléas pluviométriques.
Les données utilisées concernent les hauteurs de pluie journalière de la grande saison de pluie de Toffo et
les valeurs d’évapo-transpiration de Cotonou (station synoptique la plus proche) pour la période 1982-2011.
De même, des informations ethno-climatiques ont été collectées auprès d’un échantillon de 200 chefs
ménages de producteurs de maïs. L’utilisation de l’indice standardisé des pluies, le calcul des bilans
climatiques, l’identification des séquences sèches et humides, le calcul de l’indice de satisfaction des
besoins en eau du maïs ont permis d’apprécier la variabilité pluviométrique et ses effets sur la production
du maïs. L’utilisation de quelques outils de la statistique descriptive a été mise à contribution pour traiter
les perceptions et savoirs paysans.
Dans 30 % des années, les totaux pluviométriques saisonniers sont déficitaires alors que les valeurs
excédentaires ont une fréquence de 20 % si bien qu’une année sur deux est frappée par une anomalie
(déficit ou excès). Les débuts de saison sont plus perturbés par les séquences sèches alors que les fins de
saison sont plus touchées par des séquences humides sans oublier les débuts tardifs et précoces des pluies.
Ces irrégularités affectent l’indice de satisfaction des besoins en eau du maïs dont les valeurs chutent
jusqu’à 25 %, traduisant ainsi des stress dus au déficit ou excès d’eau par rapport au besoin en eau de la
plante. Les producteurs ont perçu dans leur majorité les manifestations de la variabilité pluviométrique
sous différentes formes : pluies irrégulières (95 %), démarrage tardif (90 %), arrêt précoce des pluies (85 %)
et pluies violentes (80 %). Les mesures adaptatives mises en oeuvre concernent le semis multiple,
l’adoption de nouvelles variétés culturales, l’augmentation des emblavures, la valorisation des bas-fonds et
l’utilisation des engrais chimiques. |
| Mots clés |
Commune de Zè, variabilité pluviométrique, incidences, production de maïs, adaptations |
| Pages |
53 - 77 |
| Fichier |
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