| Resume |
L’une des conséquences du développement des Technologies est le flux
sans cesse croissant de déchets qu’elles génèrent. Le présent travail met en
exergue les modes de gestion de ces déchets et les risques
environnementaux et sanitaires qui en découlent dans les arrondissements
de Godomey et d’Abomey-Calavi. Une enquête socioéconomique a été
menée sur un échantillon de 203 et 104 ménages respectivement à
Godomey et à Calavi suivie d’une autre enquête auprès de 30 services et
entreprises, 33 réparateurs d’équipements électriques et/ou électroniques,
19 gestionnaires de sites de démantèlement. L’échantillonnage est
raisonné. Le traitement des données outre la quantité de DEEE générée été
estimée a pris en compte les variables que sont les acteurs, les modes de
gestion des DEEE. L’analyse a porté sur les risques sanitaires et
environnementaux de la gestion actuelle de la filière. 1952,03 tonnes de
DEEE sont générés chaque année dans les arrondissements de Godomey et
d’Abomey-Calavi. Ils sont principalement gardés au magasin (44,23%) ou
chez le réparateur (27,5%) avant d’être vendus par les ménages ou les
réparateurs (30,30%), démontés pour réutilisation par les dépanneurs
(36,36%), incinérés ou enfouis (12,15%) ou jetés sur les dépotoirs pour être
récupéré par les agents de récupération (12,12%) à un coût variant entre
500 FCFA et 5000 FCFA le kg. Ces modes de gestion présentent des
risques pour la santé (exposition aux produits chimiques, aux fumées
cancérigènes) ainsi que pour l’environnement (contamination de la nappe
aquifère ou du lac Nokoué…). Une étude approfondie devra être menée
pour évaluer les impacts des modes de gestion des DEEE sur l’environnement dans les deux arrondissements. |