| Resume |
La culture du riz au Bénin s’est accrue ces dernières années en raison, de l’importance que prend cette
denrée alimentaire dans les ménages et la restauration collective. Cette culture se fait avec des quantités
importantes d’engrais chimiques qui, créent des problèmes environnementaux tels que, la pollution des sols et
des nappes phréatiques. Azolla, petite fougère aquatique utilisée en riziculture en Asie est, expérimentée dans
une exploitation rizicole grâce à des essais de substitution à différentes doses d’engrais. Le dispositif
d’évaluation utilisé est composé de blocs à 3 répétitions par traitement comportant 6 traitements. La
fertilisation apportée comporte deux fractions : le NPK en fumure de fond au repiquage, et l’urée 30 jours
après le repiquage pour les traitements 2, 3, 4 et 5 ; Azolla pour le traitement 1 et l’absence de fertilisation
pour le traitement 6 qui est le traitement témoin. La densité de mise en place des plants de riz dans ce dispositif
est aux écartements de 20 cm x 20 cm à raison de 3 plants par poquet sur une superficie de 5 m2 par répétition
(essai) soit, 15 m2 par traitement. Les mesures de vingt plants fixés et numérotés par casier soit un total de 60
plants identifiés par traitement ont été effectuées sur des plants choisis au centre des casiers pour éviter l’effet
de périphérie qui fait développer les plants périphériques mieux que les plants situés au centre des casiers. Les
résultats montrent que, la masse de paddy et la masse de matière sèche (production de fourrage) sont
significativement plus élevées en fertilisation avec Azolla pinnata qu’en fertilisation chimiques quelque soit la
dose d’engrais chimique. L’utilisation de Azolla pinnata permet d’éviter la pollution de l’espace cultivé par les
engrais chimiques et les pesticides. |