Resume |
Profitant d’une crise socioéconomique sans précédent que traversait le pays,
des Forces Vives de la Nation béninoise se sont réunies en février 1990 et
ont opté pour la démocratie pluraliste. Dès lors, le constat se fait de plus en
plus de la prégnance de l’argent dans le jeu politique. Face à un tel
phénomène, la question se pose de savoir si l’achat de conscience en
périodes électorales rime-t-il avec l’enracinement de la démocratie de
développement ? Pour investiguer sur cette question, des méthodes
qualitatives et quantitatives de recherche en sciences sociales ont été
adoptées. En référence à cette option méthodologique, des outils ont été
choisis conséquemment.
Le traitement des données a abouti à trois résultats : 1) les politiques
béninois considèrent les élections comme un jeu de pipeau, où il faut acheter
la conscience du peuple avec des billets de banque, quitte à le dépouiller de
ses ressources, une fois élus ; 2) l’argent constitue le déterminant ayant le
plus grand effet net dans le choix des électeurs béninois ; 3) les Béninois ont
des représentations plus ou moins claires des enjeux politiques.
De l’analyse de ces résultats, il ressort que l’argent, même s’il ne constitue
pas une condition suffisante, est désormais sine qua non dans la
détermination du choix des électeurs au Bénin. |