| Titre |
Femmes et pouvoirs dans les Universités Béninoises : entre reconnaissance académique et rapports de pouvoir |
| Auteurs |
Onibon Doubogan Yvette [1],
ACACHA ACAKPO HORTENSIA VICENTIA [2],
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| Journal: |
Revue Togolaise des Sciences INRS |
| Catégorie Journal: |
Africaine |
| Impact factor: |
0 |
| Volume Journal: |
10 |
| DOI: |
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| Resume |
Cette recherche analyse la place qu'occupent les femmes dans l'exercice du pouvoir
dans les institutions universitaires du Bénin. Elle adopte une démarche
méthodologique qui associe la méthode qualitative et l'analyse statistique
descriptive des données sexo spécifiques liées aux femmes. L'analyse
documentaire, les entretiens individuels approfondis et l'observation directe ont été
les techniques de collecte des informations utilisées. La triangulation des données
empiriques et leur analyse dans la perspective théorique de l'approche féministe de
Kanter (1977) et de l'analyse organisationnelle de Le Mieux (1986) révèlent que le
taux de représentativité des femmes dans le corps enseignant du supérieur au Bénin
reste encore très faible (10% environ). Cette situation résulte de la persistance de
certaines pesanteurs socioculturelles. En effet, dans l'imaginaire collectif des
béninois, la femme, en dépit de ses diplômes ou de son appartenance au corps des
enseignants du supérieur, continue d'être perçue comme l'"être faible" et "incapable
d'exercer le pouvoir". Ces conceptions stéréotypées affectent les rapports de
pouvoir qu'elles entretiennent avec les hommes au sein de ces institutions
universitaires. Ainsi, le pouvoir hiérarchique académique, le pouvoir hiérarchique
institutionnel, le pouvoir de service ou encore le pouvoir symbolique sont
essentiellement détenus par les hommes, ce qui témoigne de l'évidence de la
domination masculine et du verre de glace qui limite le leadership des femmes
enseignantes chercheurs. |
| Mots clés |
Femmes, pouvoir, domination, universités, Bénin |
| Pages |
107 - 122 |
| Fichier |
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