| Resume |
Comme tout humanisme, celui de Mounier n’est pas resté indifférent au statut de la personne humaine dans la mutation planétaire actuelle marquée par une économie libérale globalisée. En bref, dans un monde dominé par le réalisme de l’économie de libre marché, l’être humain est perçu comme un simple homo oeconomicus, c’est-à-dire comme un individu guidé par un appétit féroce pour le profit. Dès lors, la personne humaine est, chaque jour et en tous lieux, humiliée, profanée. Face au capitalisme qui fait essentiellement des êtres humains des machines à produire et des consommateurs, l’humanisme de Mounier rêve d’une civilisation communautaire où l’humanité et la philanthropie seront promues comme valeurs pour pallier l’impasse éthique dans laquelle nous vivons aujourd’hui. |