Publications Scientifiques

[ Livre ] Étude sur les mécanismes de fixation du prix du coton graine et la prise en compte des co-produits du coton au Bénin

Date de soumission: 29-04-2019
Année de Publication: 2010
Entité/Laboratoire Faculté des Sciences Economiques et de Gestion
Document type : Livre
Discipline(s) : Agro-économie
Titre Étude sur les mécanismes de fixation du prix du coton graine et la prise en compte des co-produits du coton au Bénin
Auteurs AHOHOUNKPANZON ASSOGBA ANAGONOU MICHEL [1], YACOUBOU Zakari Allou [2],
Editeur: Michigan State University
Edition: Michigan State University
ISBN: NA
DOI:
Resume Dans la filière coton au Bénin, trois sortes d’activités sont conduites. Il s’agit de: (i) la production du coton-graine par les producteurs qui sont de petits exploitants agricoles bénéficiant du crédit intrant et encadrés par les services compétents de l’Association Interprofessionnelle du Coton (AIC), de l’État et du secteur privé. (ii) La livraison au terme de la campagne de commercialisation du coton graine aux usines d’égrenage qui réalisent deux produits : (1) la fibre du coton et (2) les graines de coton. (iii) L’acquisition des graines de coton par les huileries qui fabriquent l’huile raffinée du coton et les tourteaux de graines de coton. Dans un tel contexte, il apparaît clairement que l’avènement des huileries de trituration des graines a permis la valorisation du coton-graine en portant les sous-produits de deux (graine et fibre) à quatre : fibre, graine, huile et tourteaux. De la production de coton-graine à la réalisation des quatre sous-produits, on a au Bénin une situation qui se présente comme suit : (i) Une production nationale annuelle de coton-graine qui tourne en moyenne autour de 350.000 tonnes contre des capacités d’égrenage installées de 587.000 tonnes qui ne sont ainsi couvertes qu’à 59,6 % seulement. Entre les années 2000 et 2007, selon le volume de coton-graine produit, l’utilisation des capacités d’égrenage installées peut varier de 33 % (2006) à 73 % (2005). (ii) Une production annuelle de graines de coton de 178.000 tonnes en moyenne sur la période 2000-2008 contre des capacités de transformation installées de 250.000 tonnes. Avec la création de la Société de Développement du Coton (SODECO), société d’économie mixte avec une participation de l’État à hauteur de 35 % du capital en 2008 et qui a repris les 10 usines d’égrenages de coton de la Société Nationale pour la Promotion Agricole (SONAPRA) appartenant à l’Etat , on peut dire que l’égrenage est presque à 100 % passé dans les mains du secteur privé. Le constat est que le groupe ICA (Industries Cotonnières Associées) contrôle désormais 16 des 18 usines d’égrenage en place avec une capacité de traitement de 387.500 tonnes de coton-graine soit 66 % des capacités installées. Une situation préoccupante dans l’interprofession, consécutive à la libéralisation de la filière est le fait que les sociétés de trituration des graines de coton ne sont pas membres de l’Association Interprofessionnelle du Coton (AIC). Les producteurs ont estimé que les égreneurs et les distributeurs d’intrants sont déjà deux lobbies forts auxquels ils ont à faire face et ne sont pas prêts à y ajouter celui des triturateurs pour ne pas voir leur pouvoir de négociation être réduit à sa plus simple expression. L’évolution des mécanismes de fixation des prix d’achat du coton graine aux producteurs témoigne du souci des différents acteurs d’assurer une meilleure gestion et une meilleure répartition des revenus de la filière coton au Bénin. Un prix minimum négocié sera fixé pour les 3 campagnes. En cas d’évolution positive des prix sur le marché mondial, une partie des bénéfices sera distribuée en plus-value aux producteurs. Ceci augmentera le prix minimum négocié. Cette formule exige une transparence dans les opérations, une normalisation des coûts de production du coton graine et de la fibre et une confiance réciproque entre acteurs. Ce prix minimum sera évidemment calculé à partir d’un mécanisme convenu d’accord parties. La formule de calcul de ce prix minimum sur 3 ans dépendra du mécanisme de fixation des prix d’achat du coton graine arrêté par les acteurs de la filière. Les producteurs et les égreneurs peuvent s’entendre sans grandes difficultés. Il faut une transparence dans les opérations de chaque acteur, une normalisation des coûts de production de chacun et une confiance réciproque. Les discordes actuelles sont dues au fait que chacun soupçonne l’autre de « gonfler » ses coûts et charges. Il arrive que les négociations sur les prix du coton graine aboutissent sans l’intervention de l’État. Ce sont les crises internationales qui tout en provoquant une hausse vertigineuse des prix des engrais, font chuter les prix mondiaux de la fibre du coton qui font intervenir l’État. Cette intervention de l’État n’est pas spécifique au Bénin. Avec l’avènement des huileries de graine de coton, les égreneurs vendent deux sous-produits (la fibre et la graine) au lieu d’un seul (la fibre). Leurs chiffres d’affaires se sont améliorés. Avec la transformation de la graine de coton, les triturateurs génèrent deux coproduits, à savoir l’huile de coton et les tourteaux. La valeur ajoutée de la filière s’en trouve améliorée. Les retombées positives sont les suivantes : la création de plusieurs emplois permanents et des emplois induits ; la création de la valeur ajoutée ; la création de revenus pour le gouvernement à travers les versements fiscaux ; l’amélioration de la balance commerciale avec l’accroissement du volume des exportations. Mots Clefs : Bénin, coton, politique de prix, transformation industrielle. Codes JEL : E64 ; Q17 ; Q18 ; Q28
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