| Resume |
La géo-ingénierie solaire (GIS) qui consiste à l’injection d’aérosols de sulfate dans la stratosphère est suggérée comme l’un des moyens potentiels pour réduire les impacts du réchauffement climatique. En utilisant les simulations de la Geoingineering réalisées avec ou sans injection d'aérosols de sulfate dans la stratosphère et sous le scénario RCP8.5 pour maintenir la température moyenne de la surface du globe, ainsi que les gradients de température inter-hémisphériques et d'équateur au pôle à leurs valeurs de 2020 (climat actuel), nous avons étudié l'impact potentiel de la GIS sur les précipitations de la mousson ouest Africaine (MOA) en été boréal et les processus physiques impliqués. Les résultats indiquent que, sous les changements climatiques, pendant la période de mousson, les précipitations augmentent par rapport au climat actuel, respectivement dans les régions du nord du Sahel (NSA), du sud du Sahel (SSA) et côtière de l'Afrique de l'Ouest (WAR). Dans le cadre de l’utilisation de la GIS, par rapport au climat actuel, la pluie de la MOA est pratiquement inchangée dans la région du NSA, mais dans les régions du SSA et WAR, la pluie est réduite respectivement de 4,06 % (0,19 ± 0,22 mm) et de 10,87 % (0,72 ± 0,27 mm). Cela suggère que l’utilisation de la GIS serait efficace pour compenser les effets du changement climatique sur les précipitations dans les régions du Sahel alors qu'elle pourrait conduire à une légère baisse des pluies de la MOA dans les régions côtières de l’Afrique de l'Ouest. En appliquant la méthode de décomposition, nous avons quantifié la contribution relative des différents mécanismes physiques responsables des changements de précipitations dans le cadre de l’utilisation de la GIS. Les résultats révèlent que les changements des précipitations liés à l’utilisation de la GIS sont principalement dus aux changements des processus dynamiques (circulation de la mousson). |